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Les marchés font fi de l'escalade dans le détroit d'Ormuz

La rupture du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis, combinée à la nouvelle escalade militaire dans la région, n’a pas réussi pour l’instant à sortir les marchés de leur torpeur estivale, et les devises ne font pas exception. Les taux d'intérêt restent stables, les marchés actions s'échangent proche de leurs plus hauts historiques et la plupart des devises restent figées dans des fourchettes étroites. Les devises du G10 liées aux matières premières ont surperformé la semaine dernière, tandis que le yen japonais est tombé à de nouveaux plus bas de plusieurs décennies, bien que ces mouvements n'aient pas été particulièrement violents. Le prix du pétrole a fortement augmenté, mais reste loin des sommets observés au début de la guerre.

Les nouvelles concernant l'inflation restent positives. Le pic des prix de l'énergie a pour le moment un impact limité sur les autres prix dans les pays du G10. Dans ce contexte, la réunion de juillet de la BCE, qui se tiendra jeudi, sera surveillée de près. Les marchés attendent la confirmation de leurs anticipations d'une hausse quasi certaine des taux lors de la réunion de septembre. La publication des indices PMI de l'activité commerciale mondiale est attendue vendredi. Pour la livre sterling, les chiffres sur l'emploi au Royaume-Uni (mardi), le CPI (mercredi) et les indices PMI (vendredi) seront très regardés.

EUR

Il est presque certain que la BCE va maintenir ses taux inchangés lors de sa réunion de juillet, qui se tiendra ce jeudi. Toutefois, les marchés s'attendent à une hausse presque certaine lors de la réunion de septembre. L’enjeu majeur de cette semaine sera donc de savoir si la communication de la banque centrale validera ce niveau de certitude.

Les prix du gaz naturel européen augmentent plus rapidement que ceux du pétrole en raison de la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran. Ainsi, la rupture du cessez-le-feu constitue un vent contraire pour l’euro. Néanmoins, les écarts de taux demeurent le principal moteur de l’EUR/USD et ceux-ci ont très peu évolué, ce qui explique la résilience de l'euro.

USD

Les données sur l'inflation de juin aux États-Unis ont été nettement inférieures aux attentes, tant pour l'indice global que pour l'indice sous-jacent (core). Cependant, les responsables de la FED continuent de souligner que le contrôle de l'inflation reste la priorité absolue, et ainsi les marchés repoussent mais n'effacent pas leurs attentes de hausses de taux.

La combinaison de la désinflation et d'un marché du travail américain qui rebondit soutient à la fois les actions et les obligations, faisant oublier les craintes d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient. L'impact sur le dollar est moins direct, mais le billet vert continue de bien performer face à la plupart des devises du G10.

GBP

Les marchés ont été soulagés par le choix Andy Burnham de nommer Shabana Mahmood comme chancelière plutôt qu’Ed Miliband, considéré comme plus radical. La livre continue de surperformer les autres devises européennes, et la récente détérioration de la situation dans le détroit d'Hormuz soutient également le GBP. Cependant, le nouveau premier ministre Andy Burnham commence officiellement son mandat ce lundi et le manque de détails politiques crée une incertitude sur les actifs britanniques.

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