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Le Yen japonais est le gagnant incontesté sur les marchés des devises de la semaine dernière. Celui-ci a grimpé en flèche, alors que la Banque du Japon laissait entendre qu'elle était prête à commencer la normalisation de sa politique monétaire. Un autre thème: le rebond du dollar américain

La victoire apparente des banques centrales sur l'inflation provoque un afflux de liquidités vers les actifs à risque du monde entier. Les prix des actions et des obligations dans le monde entier ont connu un rallye impressionnant en novembre, et le taux clé du Trésor américain à 10 ans, est passé de ses récents sommets de 5,00 %, à moins de 4,20 % ce vendredi.

La fête de Thanksgiving aux États-Unis entraîne généralement des marchés calmes et un manque de volatilité, et la semaine dernière n'a pas fait exception. Les principaux moteurs du marché ont été les indices PMI de l'activité économique dans la zone euro et au Royaume-Uni, le premier étant faible, le second plus fort que prévu.

Le rapport d'octobre sur l'inflation aux États-Unis surprend positivement la Réserve Fédérale. L’inflation est ressortie de nouveau à la baisse, et les marchés financiers ont ainsi célébré la fin des hausses de taux en propulsant les actions et les obligations à la hausse sur tous les Marchés. La chute résultante des taux américains et la fuite des valeurs refuges vers les actifs à risque, ont fait chuter le dollar par rapport aux principales devises mondiales.

Les marchés étaient de plus en plus convaincus que le cycle de hausse mondiale des prix était terminé et commençaient à envisager des baisses de taux, mais le président de la FED, M. Powell, a semblé moins certain lors d'un discours prononcé la semaine dernière.

La semaine dernière, les Marchés mondiaux ont connu une hausse des obligations et des actions, soutenus par la décision de la Réserve Fédérale de communiquer sur une probable fin de cycle de hausse des taux. Vendredi, un rapport sur les salaires en perte de vitesse aux États-Unis a alimenté ces espoirs.

La guerre croissante entre Israël et le Hamas, accompagnée d’une série constante de bonnes surprises de l'économie américaine, a poussé le dollar à la hausse la semaine dernière. Le billet vert a grimpé contre toutes les grandes devises, à l'exception du Yen et d'une poignée de devises latino-américaines.

La semaine dernière, le dollar américain a évolué dans une fourchette assez étroite par rapport à la plupart de ses pairs, terminant en légère baisse par rapport à la plupart des monnaies européennes, à l'exception de la livre sterling. Les mouvements ont tous été modestes, mais il est remarquable qu'une nouvelle semaine de hausse des taux d'intérêt à long terme aux États-Unis n'ait pas réussi à stimuler le billet vert de manière significative.

La crise au Moyen-Orient a pour l'instant un impact modéré sur les principales transactions de devises, qui continuent d'être principalement déterminées par les chiffres de l'inflation et les communications et décisions des banques centrales. Le rapport d'inflation de septembre aux États-Unis a montré que la tendance à la baisse est en train de se stabiliser, et les taux américains ont rebondi, entraînant le dollar avec eux par rapport à la plupart des devises mondiales.

L’élément actuel le plus important des marchés financiers reste la hausse ininterrompue des taux d'intérêt à long terme dans le monde entier, avec en tête les bons du Trésor américain. Cependant, la semaine dernière, les taux n'ont pas poussé le dollar à la hausse et le dollar américain a perdu du terrain par rapport à la plupart des devises.

Les communications optimistes de la Fed ont provoqué une nouvelle flambée des taux d'intérêt dans le monde entier. L'élaboration des politiques est devenue plus incertaine et imprévisible qu'elle ne l'a été depuis 2021.

L'événement principal de la semaine dernière a été la décision de la BCE d'augmenter les taux d'intérêt, mais cette hausse pourrait être la dernière pour l'instant, dans un compromis apparent entre ‘’Hawkishs’’ et ‘’Dovishs’’, entre les partisans de taux forts et ceux plus accommodants.
