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Les attaques de Donald Trump contre le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, via les réseaux sociaux, ont provoqué une forte instabilité sur les marchés financiers après la semaine de Pâques. Cette situation a entraîné une vente massive d'actifs américains par les investisseurs, malgré les doutes sur la légalité d'un éventuel licenciement de Powell et ses propres déclarations d'indépendance.

Les marchés ont connu une nouvelle vague de volatilité extrême la semaine dernière, les investisseurs tentant de réagir aux ordres et contre-ordres politiques chaotiques émanant de l'administration Trump.

Le « Jour de la Libération » a déclenché l'un des krachs les plus importants de l'histoire récente des actifs risqués à l'échelle mondiale. Non seulement les droits de douane de Trump ont été bien plus élevés que prévu, mais la manière arbitraire et chaotique dont les chiffres réels ont été produits a encore plus effrayé les investisseurs.

Les devises ont évolué dans des fourchettes étroites au cours d'une semaine où les nouvelles économiques ou politiques ont été relativement rares, dans l'attente de l'annonce de Trump sur les « droits de douane réciproques » mercredi.

La Réserve fédérale a accordé un répit au dollar la semaine dernière, en maintenant sa politique inchangée et en avertissant qu'elle ne se précipiterait pas pour baisser les taux d'intérêt lors des prochaines réunions.

L'élimination des positions longues sur le dollar au cours des dernières semaines a peut-être permis au dollar de se stabiliser quelque peu après sa chute brutale du mois de mars. Cela s'est produit alors que Trump continue de lancer des bombes sur les tarifs douaniers et que les actions américaines et le crédit se vendent en tandem à mesure que les craintes d'un ralentissement américain augmentent.

La destruction apparente par Trump de l'architecture de sécurité européenne d'après-guerre a un impact paradoxal sur les marchés des devises. Cela pousse l'Europe, et l'Allemagne en particulier, à adopter des hausses massives des dépenses de défense, apparemment financées par des déficits budgétaires et un endettement supplémentaire.

La semaine dernière s'est terminée par une ruée sur le dollar suite à l'altercation entre Trump et Zelensky qui a jeté le doute sur l'accord ukrainien et la stabilité géopolitique mondiale. Cette semaine s'annonce tout aussi volatile avec l'annonce de nouveaux tarifs douaniers et un calendrier économique chargé (inflation en zone euro, réunion de la BCE, chiffres de l'emploi américain).

Les marchés des devises restent sensibles aux données économiques, aux décisions des banques centrales et aux développements géopolitiques, en particulier les tarifs douaniers et la sécurité européenne.

L'espoir de pourparlers de paix entre les États-Unis et la Russie concernant l'Ukraine a stimulé les marchés financiers la semaine dernière, entraînant une hausse des devises et des actions européennes. Les investisseurs anticipent une application plus ciblée des droits de douane, favorisant ainsi la performance des actifs à risque. La semaine prochaine, l'accent sera mis sur les indices de sentiment des entreprises et les données économiques du Royaume-Uni, tandis que la tendance baissière du dollar à long terme devrait se poursuivre.

La décision de Trump de reporter les hausses de tarifs sur les produits canadiens et mexicains lundi dernier a provoqué de vives fluctuations sur les marchés, entraînant dans un premier temps un net rebond des principales devises. Le rebond initial de la plupart des grandes devises face au dollar s'est estompé au fil de la semaine, alors que Trump a réaffirmé l'imposition prochaine des tarifs, sans toutefois en préciser l'ampleur ni la portée.

Le dollar s'est renforcé tout au long de la semaine, les signes s'accumulant quant à l'imposition imminente de tarifs douaniers. La Maison Blanche a confirmé ce week-end que des tarifs douaniers sévères de 25 % seraient imposés sur les marchandises canadiennes et mexicaines, à l'exception du pétrole canadien, où un prélèvement de 10 % serait appliqué.
